Desiderata
MEMENTO MORI
(jusqu’à ce que la mort nous rassemble…)
MUSÉE D’ÉVREUX - ANCIEN ÉVÊCHÉ
DU 31 OCTOBRE AU 29 NOVEMBRE 2009
À l’occasion de la « Grande Veillée » organisée à Evreux le 31 octobre par le festival Automne en Normandie, le Musée d’Évreux et le Fonds Régional d’Art Contemporain de Haute-Normandie s’associent pour présenter à l’Ancien Évêché une exposition intitulée « Memento Mori (jusqu’à que la mort nous rassemble…) ». Celle-ci réunit, autour des thèmes du deuil et de la mort, des œuvres appartenant au Musée, à la collection du Frac Haute-Normandie et à des collections privées. Des suaires du Moyen-Âge aux œuvres les plus contemporaines, le deuil et la mort comptent parmi les thèmes immémoriaux qui traversent les siècles et les expressions plastiques. Certains artistes actuels comme Angélique, Dieter Appelt, Ronan Barrot, Jean-Luc Blanc, Philippe Cognée, Thomas Fougeirol, Jakob Gautel, Iris Levasseur, Stéphane Montefiore, Chloe Piene, Fabrice Vannier, Jean-Luc Verna ou Étienne Yver en ont même fait un des sujets centraux de leur œuvre, s’interrogeant toujours ainsi sur ce que l’art révèle ou rend visible des choses qui ne sont pas habituellement à portée de notre conscience, à l’instar de la finitude de toute vie humaine. Aussi, chaque œuvre exposée ici devient-elle une introspection spirituelle ou mentale qui renvoie à l’épreuve de la perte ou de la disparition et l’expérience de la douleur ou des pleurs…
MUSÉE D’ÉVREUX – ANCIEN ÉVÊCHÉ
6, rue Charles-Corbeau / 27000 Évreux T. 02 32 31 81 90 / musee.mairie@evreux.fr
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h. Ouverture exceptionnelle le samedi 31 octobre de 15h à 23h30. Fermé les jours fériés.
Exposition présentée par le Frac Haute-Normandie www.frachautenormandie.org

Awatsihu ou Comment les oiseaux trouvent leur chant.
Création du piccolo opéra de Philippe Forget sur une légende amazonienne. Dans un univers pictural d’Étienne Yver inspiré des collections du Musée des Confluences (Lyon), et une mise en scène de Claire Monot. Tout public à partir de sept ans
« Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous. Lorsque nous amenons dans le Monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent ». Ainsi écrivait l’écrivain, philosophe et poète Henry David Thoreau. Mais n’est-ce pas précisément ce que tente tout artiste dans sa pratique quotidienne d’exploration des « provinces de l'imagination » ?
Étienne Yver est avant tout peintre. Mais chez lui, l’acte de peindre engendre autant le questionnement que l’interrogation l’œuvre. Alors, partant du constat de l’incomparable richesse de l’artcomme rare lieu de fraternité et de réconciliation, car matière, émotion et pensée peuvent et doivent y dialoguer, ressent-il à nouveau le besoin de prolonger son travail de peinture par l’écriture.
Par ce texte, se gardant bien d’organiser sa réflexion en un système ou un dogme, Étienne Yver nous éclaire sur sa démarche de citoyen et d’artiste. Il nous entraîne ainsi au plus près de son travail ordinaire et jubilatoire face à lui-même et à la matière et nous ouvre un chemin au cœur mouvant de l’expérience poétique et familière d’un créateur.




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